JoyCat ou YPLUS : notre avis sur les livres de peinture à l'eau
Jean-Pierre
Papa de deux enfants, éditeur du site

Un pinceau, un peu d'eau, une page qui se colore : pour un enfant de trois ou quatre ans, c'est la peinture sans les pots, sans la table à protéger et sans le nettoyage. Pour les parents, c'est une activité qu'on peut sortir un mardi soir ou au restaurant, en deux minutes.
JoyCat et YPLUS sont deux des marques les plus vendues de ce rayon, avec des milliers d'avis et des livres autour de douze euros. Nous avons onze de leurs produits en catalogue, avec une fiche détaillée pour chacun. Voici ce que ces livres font travailler, lesquels choisir selon l'usage, et comment en tirer le meilleur.
Pour aller plus loin sur le support lui-même, voyez notre guide du livre de peinture à l'eau.
Ce que ces livres développent
Le geste du pinceau, d'abord, et c'est leur apport principal. Tenir le pinceau, doser l'eau, prendre la couleur, viser une zone et déplacer la pointe sans déborder : nos fiches parlent de contrôle du geste et de coordination œil-main. Ce va-et-vient entre la couleur et le dessin prépare directement le geste graphique, celui qui mènera au dessin précis puis à l'écriture.
La précision, ensuite. Les contours donnent un cadre clair. L'enfant commence par remplir de grandes zones, puis cherche à suivre les silhouettes. La progression est visible d'une page à l'autre, et c'est très motivant.
L'observation et le vocabulaire, sur les livres à thème. Les couleurs qui apparaissent révèlent un animal, un décor marin, une princesse : l'enfant nomme, cherche, anticipe ce qui va apparaître. Une fiche en fait un petit jeu : révélez seulement quelques zones au début et demandez ce qui pourrait se cacher dessous.
La concentration, enfin. C'est une activité calme, assise, qui se répète. Les parents l'utilisent pour les moments où l'enfant doit rester tranquille : trajets, restaurant, visites.
Deux formats, deux usages
Sous le nom de « livre à l'eau », les deux marques vendent deux objets différents, et chacun a son intérêt.
Le livre de peinture à l'eau porte les couleurs sur la page. L'enfant mouille un pinceau, prend la couleur et l'étale : c'est un vrai geste de peinture, proche de l'aquarelle, et chaque page est une création.
Le coloriage à l'eau au stylo fonctionne autrement : les couleurs apparaissent au passage du stylo d'eau, puis disparaissent en séchant. La page resservira, et il n'y a aucune trace : c'est le format idéal pour la voiture et les sorties.
JoyCat : les livres les plus complets
Les livres de peinture de vingt pages, notre choix
C'est le cœur de la marque, et ses produits les plus commentés, près de cinq mille avis. Onze à douze euros, trois thèmes : connaissances générales, licornes, océan. Tout est pensé pour la table : le pot d'eau est intégré au support, les pages sont épaisses et supportent l'eau, et chaque dessin se détache pour être affiché.
Ce qu'il fait travailler, sa fiche le résume : l'enfant prend la couleur sur la page puis remplit 20 dessins avec de l'eau. Il convient dès trois ans avec un peu d'aide, et devient vraiment confortable entre quatre et six ans, quand l'enfant soigne les petites zones.
Le conseil des parents qui l'utilisent : commencez par une page avec de grandes zones et très peu d'eau, et gardez un petit pinceau classique à côté pour les enfants qui appuient fort.
Les coloriages à l'eau de treize pages : le format voyage
Licornes ou dinosaures, avec poignée, fermeture et un emplacement pour ranger le stylo. Rien à préparer, rien à nettoyer : l'enfant remplit le stylo, passe sur la page, les couleurs apparaissent, et tout recommence une fois sec. Ils font travailler le contrôle du geste de façon très visible, le mouvement humide correspond immédiatement à la zone colorée. Idéals entre trois et cinq ans, pour les trajets et les sorties.
Le conseil qui les fait durer : faites glisser le stylo sans frotter.
Le petit livre océan en mousse reprend le même principe avec des pages souples, et se prête bien au jeu d'observation : chercher les animaux marins qui apparaissent, les nommer, recommencer.
YPLUS : le choix des couleurs, et le petit format
Le livre de princesses à vingt modèles : choisir ses couleurs
C'est le livre le plus intéressant de YPLUS pour le développement, parce qu'il fait un pas de plus. Au lieu de couleurs imposées zone par zone, il propose huit pastilles de couleur que l'enfant humidifie avec le stylo, puis applique sur les vingt dessins, dont six ont des détails dorés. Sa fiche le souligne : le choix parmi 8 couleurs laisse une petite marge de composition. L'enfant ne se contente plus de révéler, il décide.
C'est le bon livre entre quatre et six ans, pour un enfant qui a déjà le geste et veut créer davantage. Le conseil : montrez comment humidifier le godet sans le noyer.
Le livre d'animaux et le mini livre de princesses
Le livre d'animaux, très commenté, fait apparaître les couleurs avec un pinceau à réservoir, sans palette ni pot. Ses zones numérotées donnent un repère aux enfants qui commencent à reconnaître les chiffres. Le conseil de fiche : mettez peu d'eau dans le pinceau, trop d'eau détrempe la page.
Le mini livre de princesses, dix euros et dix-neuf centimètres, se glisse dans un sac. Les avis sont très positifs sur son côté pratique en voiture et au restaurant, et les zones numérotées apprennent à l'enfant à chercher le chiffre avant de peindre.
Ce qu'il faut savoir avant d'acheter
Les couleurs sont préparées. Ces livres installent le geste, mais ils ne remplacent pas une vraie séance de peinture où l'enfant mélange et choisit tout. Alternez les deux : voyez peindre avec un tout-petit.
Le pinceau JoyCat est souple. Les trois livres de vingt pages le signalent : gardez un pinceau court et ferme sous la main. Vingt pages, c'est aussi quelques séances, pas des mois.
Les coloriages au stylo sont plus fragiles. Les pages peuvent se rayer si l'enfant frotte, et un acheteur a reçu un livre sans son stylo : vérifiez dès l'ouverture. Sur le livre océan en mousse, vérifiez aussi la variante à la commande, un avis signale une présentation qui laissait croire à plusieurs livres.
Côté YPLUS, un acheteur trouve que les numéros du livre d'animaux restent trop visibles et que les couleurs perdent en intensité, et un petit pot d'eau reste utile avec le mini livre. Enfin, un livre YPLUS de vingt pages est vendu autour de quarante-six euros, sans que sa description annonce rien de plus que les livres à douze euros : à ce prix, passez votre chemin.
Par où commencer
Pour travailler le geste du pinceau à la maison, dès 3-4 ans : un livre de peinture JoyCat de vingt pages, avec un pinceau court en renfort.
Pour la voiture et les sorties : un coloriage à l'eau JoyCat de treize pages, ou le mini livre YPLUS.
Pour un enfant de 4 à 6 ans qui veut choisir ses couleurs : les princesses YPLUS à huit pastilles.
Toute la sélection est dans arts et créativité, et les idées pour les trajets dans occuper un enfant en voiture.
Les livres de chaque marque sont regroupés sur les pages JoyCat et YPLUS.
Cet article contient des liens vers des marchands partenaires. Si vous achetez via l'un d'eux, nous touchons une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change rien à notre sélection ni à nos avis.
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