Honeysticks : notre avis sur les crayons en cire d'abeille, âge par âge
Jean-Pierre
Papa de deux enfants, éditeur du site

Un enfant d'un an qui attrape un crayon ne dessine pas encore. Il découvre qu'un geste de son bras laisse une trace, et c'est l'une des découvertes importantes de ses premières années : c'est le point de départ de tout ce qui mènera, trois ou quatre ans plus tard, à tenir un crayon pour écrire.
C'est exactement sur cette fenêtre que travaille Honeysticks, une marque néo-zélandaise de crayons en cire d'abeille pour les tout-petits. Nous avons dix-sept références en catalogue, une fiche détaillée pour chacune, et voici ce qu'elles apportent réellement à l'enfant, format par format.
Ce que ces crayons font travailler
La prise en main, d'abord, et c'est le cœur de la marque. Entre un et quatre ans, la main passe par trois étapes : le poing fermé, où le crayon est tenu comme un bâton ; la main pleine, où les doigts commencent à s'organiser ; puis la pince à trois doigts, celle de l'écriture. Honeysticks propose un format de crayon pour chacune de ces étapes. C'est ce qui distingue la marque : on n'achète pas un crayon, on achète le crayon adapté au stade de la main de son enfant.
Le lien entre le geste et la trace, ensuite. Un tout-petit qui gribouille apprend que son mouvement a un effet visible : un geste ample fait un grand trait, un geste rond fait un rond. Nos fiches décrivent ce moment précisément, le bras entier qui trace des ronds, de grandes zones sans précision. C'est le premier apprentissage du contrôle du geste.
La force de la main, enfin. La cire demande d'appuyer un peu, et cette pression répétée séance après séance fait travailler la main. Plusieurs parents le constatent : vers dix-huit mois à deux ans, la main a acquis la force nécessaire et les traces deviennent franches.
Et un bénéfice que les parents citent en premier : la tranquillité. La cire d'abeille et les pigments de qualité alimentaire annoncés par le fabricant rassurent quand le crayon finit dans la bouche, ce qui arrive à cet âge presque à chaque séance. Le parent peut laisser dessiner sans surveiller chaque geste.
Le bon crayon à chaque âge
De 12 à 18 mois : le poing fermé, avec les super jumbo
Deux centimètres de diamètre, une forme qui tient dans un poing avant même que la pince se forme. Les parents confirment une prise en main dès douze mois, avec des traces bien visibles. C'est le format des toutes premières traces, celui qui permet à un bébé de découvrir le dessin sans frustration.
Le conseil qui revient sur ces boîtes est le plus utile de la marque : sortez-en deux ou trois seulement, sur une grande feuille au sol, pendant 5 à 10 minutes. Trop de couleurs d'un coup, et l'enfant les empile au lieu de tracer.
De 18 mois à 3 ans : la main pleine, avec les gros crayons et les jumbo
C'est le vrai créneau de la marque, et celui de ses produits les plus commentés. Les gros crayons, courts et épais, correspondent au geste de cet âge : l'enfant dessine avec le bras entier, remplit des zones, trace des ronds. Nos fiches parlent de couleurs franches qui marquent bien et de crayons qui résistent aux appuis forts des petits.
Le conseil de fiche change la séance : sortez 4 ou 5 couleurs seulement au début, sur une grande feuille posée au sol : les grands gestes passent mieux debout qu'assis à table. Un enfant de deux ans qui dessine à genoux sur un grand papier travaille l'épaule et le bras, la base sur laquelle se construira ensuite la précision du poignet et des doigts.
La boîte de vingt-quatre jumbo est notre choix : vingt-quatre couleurs pour commencer à jouer sur les nuances, un format épais tenu à pleine main, et le meilleur prix au crayon des grands formats, 1,16 euro.
De 2 ans et demi à 4 ans : vers les trois doigts, avec les triangulaires et les fins
C'est l'étape qui prépare l'écriture. La forme triangulaire place les doigts correctement dès les premiers gribouillages, et les crayons fins de 1,2 cm préparent la prise du crayon entre trois doigts. L'enfant commence à rester dans une zone, à repasser une forme.
Une fiche propose une activité qui marche très bien à cet âge : un dessin de soleil dont il ajoute les rayons. Et le conseil qui l'accompagne vaut pour tous les parents : montrez la tenue sans corriger. Corriger chaque prise décourage, montrer une fois suffit.
Les crayons de couleur triangulaires ont un bonus apprécié : leur trait peut être humidifié pour obtenir un effet aquarelle.
Nous avons détaillé cette progression de la main dans crayons en cire d'abeille : quel format selon la main de l'enfant, et ce qu'elle prépare dans apprendre à écrire.
Le bain et la peinture : le même geste, dans d'autres situations
Les crayons de bain font dessiner sur une paroi verticale, et c'est plus intéressant qu'il n'y paraît. Tracer contre la baignoire sollicite l'épaule et le poignet autrement qu'une feuille à plat, et donne une raison d'aimer le bain aux enfants qui rechignent à y entrer. Une fiche l'observe : ils occupent calmement pendant tout le bain. Vers deux ou trois ans, l'enfant nomme les couleurs et repasse les formes que vous tracez.
Les pastilles colorées transforment l'eau du bain en première expérience de couleurs. Un quart de pastille suffit, et vers trois ans, voir le jaune et le bleu donner du vert est une découverte que l'enfant comprend vraiment. Nos fiches parlent d'un bain attendu au lieu de subi.
Les trois premiers pinceaux, pour les un à trois ans, prolongent le même travail : manches épais saisis à pleine main, tête large qui couvre vite, l'enfant peut tremper, poser et étaler seul sa couleur. Le conseil de la fiche fait réussir la première séance : un seul pinceau et une seule couleur. Deux couleurs d'emblée finissent en flaque marron. Voyez peindre avec un tout-petit pour la mise en place.
Ce qu'il faut savoir avant d'acheter
Quelques points relevés dans nos fiches, qui ne remettent pas en cause la marque mais évitent les déceptions.
Le prix. Honeysticks coûte plus cher que des crayons classiques, de 1,12 à 3,33 euros le crayon selon le format. C'est justifié entre un et trois ans, quand l'enfant met tout à la bouche. Au-delà de quatre ans, des crayons fins classiques font aussi bien pour moins cher.
Les pastels marquent moins. Avant dix-huit mois, préférez les couleurs vives : les deux boîtes pastel demandent d'appuyer davantage.
La cire et la température. Elle démarre mal à froid, et une fiche conseille d'appuyer le crayon une fois sur la feuille avant de le donner. L'été, elle devient collante : rangez la boîte au frais.
La casse. Les très gros formats peuvent casser en tombant. Un crayon coupé en deux colorie très bien.
Le bain. Les dessins s'effacent bien pendant que l'eau est chaude, beaucoup moins une fois la cire refroidie, et les crayons sont à éviter sur les joints et surfaces poreuses. Testez un coin discret. Nous avons tout vérifié dans crayons et pastilles de bain : est-ce que ça tache ?.
Par où commencer
Votre enfant a entre 12 et 18 mois : les super jumbo par six, deux couleurs sur une grande feuille au sol.
Entre 18 mois et 3 ans : la boîte de vingt-quatre jumbo, le format le plus polyvalent et le plus économique.
Vers 3 ans, quand il commence à rester dans une zone : les crayons de couleur triangulaires, pour préparer la tenue du crayon.
Pour un cadeau de premier anniversaire : le coffret de bain crayons et pastilles, qui fait du bain un moment de jeu.
Le rayon complet est dans arts et créativité, et la sélection motricité fine rassemble tout ce qui prépare la précision de la main.
Toutes les références de la marque sont sur la page Honeysticks.
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